Voici une « veste de travail en moleskine noire » d'Adolphe Lafont, datant vraisemblablement des années 40.
Une pièce particulière vient d'arriver.
« Adolphe Lafont », l'une des marques de workwear français les plus recherchées.
Adolphe Lafont est une marque fondée en 1844 à Lyon par « Louis Lafont », un colporteur originaire des Pyrénées.
D'abord commerce de tissus, la maison s'enrichit, sous le fils de Louis, d'un atelier de confection.
Puis le petit-fils de Louis, « Adolphe Lafont », entreprit la fabrication de vêtements de travail, qui allait devenir le cœur de la maison.
La première pièce fabriquée fut un pantalon de charpentier en velours côtelé.
En 1896, il déposa son propre nom, « Adolphe Lafont », et après avoir habillé des générations de travailleurs, il s'éteignit en 1952.
D'Adolphe Lafont, marque riche de plus de 180 ans d'histoire, voici un classique immuable du workwear français : la « veste en moleskine noire ».
Une pièce taillée dans la « Moleskin » (moleskine), grand tissu classique du vintage français.
Elle devrait son nom, comme on le devine, à son toucher, semblable à la peau d'une taupe.
Au toucher, on découvre une douceur et une épaisseur qu'on n'attendrait pas d'un coton.
Le secret tient au « mode de tissage ».
La moleskine est un tissu obtenu par une armure appelée « satin ».
Le satin est l'une des trois armures fondamentales, dont le rapport compte au moins cinq fils de chaîne et cinq fils de trame ; les flottés y sont longs, de sorte que seuls les fils de chaîne, ou seuls les fils de trame, semblent apparaître à l'endroit.
Il se distingue par sa densité, son épaisseur, sa souplesse, sa douceur et son éclat prononcé.
C'est précisément parce qu'elle est tissée serrée, épaisse et souple que la moleskine a été adoptée comme vêtement de travail par ceux qui œuvraient dans des conditions rudes.
Cette pièce fait un usage généreux de la moleskine noire, plus rare encore que la moleskine bleue.
Le noir étant d'une grande polyvalence, nombreux sont sans doute ceux qui la recherchent.
Le temps a en particulier délavé cette pièce jusqu'à une teinte proche du « noir d'encre de Chine » : elle a beaucoup de caractère.
On remarque aussi çà et là des taches qui semblent être de la peinture, souvenir d'un vrai « vêtement de travail ».
Elle a réellement servi de vêtement de travail à l'époque : sa fonctionnalité ne laisse rien à désirer.
Quels que soient l'époque, la marque ou l'état, les vestes de travail en moleskine noire sont rares sur le marché et très recherchées.
De plus, signée Adolphe Lafont, elle l'est plus encore.
Une pièce Adolphe Lafont force le respect, même dans l'univers du workwear français.
Sa valeur dépasse celle des autres marques, et plus la pièce est ancienne, plus elle est rare.
Col bien arrondi, boutonnage remontant assez haut, surpiqûres simples : des détails qui trahissent son ancienneté, autant de bons points.
À l'intérieur, l'étiquette propre à Adolphe Lafont : une « étiquette brodée » rouge sur fond noir.
Parmi les étiquettes brodées, c'est une variante ancienne, que l'on rencontre surtout, nous semble-t-il, sur les pièces antérieures aux années 40 environ.
La taille n'est pas lisible, mais elle correspond à peu près à une taille japonaise « M ».
Les mesures indiquent une taille idéale pour une morphologie japonaise ; elle conviendra à des silhouettes très variées.
À sa taille comme en plus ample, l'allure est là.
Quelques traces d'usage, comme une décoloration, des salissures, des frottements et de petits trous, mais aucun dommage important ne gêne le port : la pièce se porte encore très bien.
Une marque incontournable dès que l'on parle de workwear français : Adolphe Lafont.
Dès qu'il s'agit de pièces anciennes, elles se font, nous semble-t-il, beaucoup plus rares.
Pour la garde-robe, bien sûr, mais aussi pour une collection : une pièce irréprochable.
Une veste en moleskine noire Adolphe Lafont, une pièce qui n'arrive que rarement chez nous : si vous la recherchiez, ne laissez pas passer cette occasion.